Poésie : comment je m’y prends dans ma classe ?

Lutin Bazar

Poésie Lutin BazarCoucou à tous !
Me revoilà avec un article en préparation depuis plusieurs semaines maintenant 🙂
Il fait suite à un article sur la poésie à l’école paru dans Libération cet été, pour lequel j’avais été interviewée.

Cela fait plusieurs années que je travaille sur le sujet de la poésie dans ma classe de cycle 2, avec comme objectif majeur, celui de motiver mes élèves à apprendre des poèmes. Par là, j’entends s’investir et surtout y prendre du plaisir.
Je suis arrivée aujourd’hui à un système qui plait à mes élèves… et à moi aussi. Le temps est donc venu de partager tout cela avec vous…

Ça, c’était avant…

A mes débuts, je proposais à mes élèves de réciter un poème sur le thème du moment (admettons, « l’automne » pour faire original ^^). Je leur proposais alors 2 ou 3 poèmes parmi lesquels ils choisissaient leur préféré. Cela leur laissait une petite liberté, et permettait à la classe de ne pas entendre 30 fois le même texte.
Je vous avoue que même si mes élèves y mettaient du coeur, il m’était difficile de prendre du plaisir lors des séances de récitation, qui se voulaient malgré tout très répétitives… Inutile de dire qu’il en était de même pour les enfants et qu’au bout de 3 ou 4 récitations, l’attention était largement déficitaire (et pour cause !).

Côté évaluation, j’utilisais une grille de critères afin que chaque élève puisse situer ses points forts, les progrès réalisés et les points à améliorer pour les récitations futures. Cette fiche était glissée dans le cahier de poésie.

Un fonctionnement classique mais qui ne convenait à personne.
Voici donc quelques explications sur les choses que j’ai mises en place et qui fonctionnent aujourd’hui…

Maintenant…

  • Un large choix de poèmes

Petit à petit j’ai élargi ma « banque de poèmes » et créé les fameux recueils par thèmes que vous pouvez trouver sur mon blog depuis un bon moment déjà. Cela m’a permis, dans un premier temps, de proposer non pas 3, mais une dizaine de poèmes sur un même thème.
Et puis finalement, je me suis dit « A quoi bon limiter à un thème ? » et j’ai proposé à mes élèves de choisir eux-mêmes les poèmes qu’ils récitaient. Rien de très original j’en conviens, nombreux sont les profs qui fonctionnent comme ça dans leurs classes.

Il y a donc au fond de ma classe 2 classeurs remplis de poèmes (environ 150 il me semble mais je ne les ai pas recomptés récemment ^^), répartis par thèmes avec des intercalaires. En gros, il s’agit de tous mes recueils imprimés et placés dans un classeur. 

  • Un objectif à l’année

Chaque poème est codé selon son niveau de difficulté : de 1 à 3 points. Quelques rares poèmes, très longs ou très compliqués sont notés « 3 points + ».
Cette gradation permet bien entendu de différencier pour les élèves en difficulté. Mais aussi de laisser chaque élève libre de se fixer son propre objectif. 

En effet, j’annonce à la rentrée de septembre que l’objectif annuel est de 10 points de récitation. Il ne s’agit en aucun cas de « points » se rapportant à une note, vous l’aurez compris, mais bien à la difficulté. En effet il est plus laborieux de mémoriser et de mettre en voix un poème à 3 points, il me semble donc juste d’en exiger un nombre plus réduit sur l’année. 

Evidemment, certains enfants sont et seront toujours récalcitrants pour apprendre et réciter des poèmes. Mais grâce à ce système, même les enfants qui manquent de confiance en eux parviennent à trouver des poèmes assez simples et sont en réussite.
Et pour la grande majorité, on pourrait s’attendre à ce qu’ils s’arrêtent à leur objectif de 10 points une fois celui-ci atteint. Mais pas du tout, au contraire. Lorsqu’ils ont la satisfaction d’avoir atteint leur objectif annuel, ils se sentent capables de plus et continuent pour se dépasser.

Et puis pour les motiver encore plus, lorsque leur objectif de récitation est atteint, ils remportent un tampon « formidable ». Voire carrément un tampon « champion » pour les poèmes « 3 points + ».

  • La copie

Une fois son poème choisi, l’élève le sort du classeur et le copie sur une feuille.
Lorsqu’il a terminé, il colle au-dessous une « bande de récitation » et la complète avec la date qu’il a choisie pour sa récitation (voir explications plus bas) et colorie le nombre de points que « vaut » le poème.
Il place ensuite le modèle et sa copie sur mon bureau afin que je corrige les erreurs.

tampon champion

C’est à ce moment que j’évalue la copie en entourant la bulle « COPIER » de la couleur correspondant à l’évaluation de l’élève. Pour plus d’infos, je vous invite à consulter mon codage couleur
Il y a toujours un tampon « champion de copie » à la clé, mais pour cela il faut que la copie soit par-fai-te ! C’est le petit + qui motive, mais il est évident qu’un élève qui fait 3 fautes de copie sur un poème entier aura quand même sa bulle cerclée de bleue.

  • L’illustration

Ensuite l’élève doit traditionnellement illustrer sa poésie. Là encore, j’ai élargi mes attentes afin que mes élèves trouvent un réel plaisir à créer. J’ai troqué le traditionnel cahier de poésie pour un porte-vues. De cette manière, ils peuvent glisser à l’intérieur des réalisations en relief et se lâcher totalement.
Au début de l’année c’est timide et j’ai beaucoup de dessins, puis au fil des semaines les réalisations se diversifient, les enfants s’inspirant les uns des autres.
Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous avez pu admirer récemment des illustrations « pop-up », des collages extras, etc. Ils m’impressionnent chaque jour davantage !

  • La récitation

Lorsque l’élève a terminé de copier son poème, il choisit une date pour le réciter et s’inscrit sur le planning affiché dans la classe. Il a la possibilité de choisir une date dans les 3 semaines suivant la date de remise de sa copie. 
Il inscrit cette date dans son agenda.

Afin de rendre les séances de récitations plus attrayantes, j’ai limité leur durée à une vingtaine de minutes, 2 fois par semaine.
Sur une séance, il y a 5 « créneaux » disponibles, c’est-à-dire que l’on peut entendre jusqu’à 5 récitations, pas plus. 
Et comme les élèves choisissent eux-mêmes leurs poèmes parmi les 150 proposés, il y a peu de chance d’entendre deux fois le même lors d’une même séance. Et ça, c’est le top !! La classe est vraiment attentive, curieuse de découvrir les poèmes du jour.

  • L’évaluation

J’évalue mes élèves grâce à la « bande de récitation » mentionnée plus haut, que vous pouvez visualiser ici :

 

La copie ayant déjà été évaluée, il reste 3 items à colorer le jour de la récitation : « MÉMORISER » – « RÉCITER » – « ILLUSTRER ».
critères évaluation poésieAfin que mes élèves (et leurs parents) sachent exactement ce que j’attends d’eux dans chaque item, je leur ai fait une fiche qui reprend les critères de l’ancienne grille que j’utilisais. Cette fiche figure dans le porte-vues.

Le fait de regrouper les critères d’évaluation en 4 bulles me permet d’évaluer plus rapidement et de manière encore plus visuelle.
Ainsi, j’entoure chaque bulle de la couleur correspondant à l’évaluation, sachant que celle-ci est réalisée avec l’ensemble de la classe.
Comme il n’y a que 5 « poètes du jour » par séance, nous prenons le temps de commenter rapidement chaque récitation : le reste de la classe donne son avis sur les points à améliorer et surtout, souligne ce qui mérite des félicitations.
Je montre l’illustration rapidement à la classe, et laisse à la fin de la séance un petit temps libre afin que les artistes en herbe puissent faire admirer leurs oeuvres à leurs camarades.

J’indique également sur la fiche si l’objectif est atteint, partiellement atteint ou non atteint. J’attribue le nombre de points correspondants (par ex, sur un poème à 3 points, l’élève ne peut en obtenir que 2… Mais c’est rare ^^).

En téléchargement…

planning récitation
Planning Bandes de récitation Critères d’évaluation

Vous trouverez le planning avec ou sans Alphafun. Et si vous ne comprenez pas ce que je raconte, rendez-vous ici pour lire pour article sur les Octofun.

Lutin Bazar
Lutin Bazar

41 Commentaires

  1. Avatar Céline @maitresse.celine Reply to Céline

    J’adore ! Je mettrais tout cela en place dans ma classe dès l’année prochaine ! Merci pour ce partage !

  2. Merci pour ce partage qui va me permettre de compléter mon fonctionnement. Je fonctionne à peu près comme toi, ici les défis sont 50 points en CE2, 80 en CM1 et 100 en CM2 mais j’ai environ 150 poèmes qui valent de 6 à 32 points, la majorité valant entre 6 et 14 (c’est un recueil de poèmes variés trouvé sur le net il y a bien longtemps). Les créneaux de récitation sont tous les matins pendant le regroupement (rituels en anglais, mot du jour lié à un thème, présentations personnelles (objet, photos, exposés…) et donc 3 poèmes). Quand l’enfant a récité il s’autoévalue sur les même critères que les tiens puis le reste de la classe l’évalue aussi, en levant la main (soleil= très bien, nuage= moyen et pluie = insuffisant) et donne des conseils pour s’améliorer. Ensuite il colorie le nombre de points obtenus sur une grille. Il arrive que des enfants atteignent le max en milieu d’année, ils peuvent alors continuer ou s’arrêter et certains champions arrivent à 200 voire 250 en CM2…
    Tes documents vont permettre de garder une trace de cette évaluation et des critères d’évaluation.
    J’adore l’idée que les enfants puissent laisser parler leur créativité, je vais réfléchir au porte-vue pour l’année prochaine!

  3. Salut Lutin … Je viens de lire ton article 🙁 …
    ‘ »Cela fait plusieurs années que je travaille sur le sujet de la poésie dans ma classe de cycle 2, avec comme objectif majeur, celui de motiver mes élèves à apprendre des poèmes. Par là, j’entends s’investir et surtout y prendre du plaisir. »
    Crois-tu vraiment que tu parviendras à ton objectif comme cela ?

    Pour moi la poésie ne s’évalue pas … Elle se vit !!!

    @t… alain lagarde

  4. Coucou Lutin! J’adore ta petite fiche d’évaluation et la grille détaillée ! Je m’en servirai sûrement l’année prochaine. Par contre, je n’ai pas compris comment tu coches si l’objectif est atteint ou pas.

    • Merci Ceni 🙂 Si tous les cercles sont bleus c’est atteint. Vert aussi en début d’année. Et puis au fil du temps, je deviens plus exigeante si l’élève n’a pas progressé sur un point précis d’une fois sur l’autre. Depuis le début d’année, j’ai dû mettre deux fois « atteint partiellement », c’est donc très rare. C’est que ça les motive vraiment 🙂

  5. J’adore… Je vais mettre ça en place apres les vacances. Objectif : 5 ou 6 points d’ici la fin de l’année

  6. Merci pour pour ces conseils. Je puise souvent dans tes dossiers pour renouveler mon stock.
    J’en profite parfois pour lancer un atelier d’écriture « à la manière de ». Dernièrement à partir des « émotions en devinettes ».

  7. Une très bonne idée pour re-dynamiser le temps de la poésie et motiver les troupes. Bravo

    • Particulièrement intéressante ta référence Plantex 😉 …

      On y trouve ça par exemple:
      « C’est dire que la récitation, sans qu’on en exclue la pratique, ne peut pas constituer une approche privilégiée et, encore moins, exclusive de la poésie »

      Et ça aussi:
      « Une culture commune se construit aussi dans les marques matérielles de la vie de la classe autour de la poésie. Dans le temps, les moments-poésie valorisés par des rituels rassemblent dans une atmosphère qui préserve la force des poèmes : l’attente du silence qui donne la parole, l’effort d’écoute que requièrent certains textes, la jubilation provoquée par d’autres.  »

      C@t… alain l.

      • Je tiens tout de même à préciser, puisque je suis l’auteure de l’article, qu’il s’agit d’un topo sur ma pratique de la récitation, et pas un article général sur ma pratique de la poésie en classe.

        • O.K Lutin … Je te remercie de cette précision … Et j’apprécie beaucoup ton esprit d’ouverture qui te fait accepter ma critique même si elle peut te paraitre injustifiée et ne pas la censurer comme elle l’a déjà été maintes fois en d’autres lieux pour des propos identiques …
          Alors, j’avoue que de mon côté j’ai un peu tendance à m’enflammer trop rapidement lorsqu’il s’agit de poésie … et de récitation !!!
          Mais après tout , un torrent de cailloux aurait pu aussi rouler dans mon accent d’Ariègeois d’origine …

          @t… alain le sténanais

          • Pas de souci, tu sais que je ne censure rien tant que l’on reste respectueux des uns et des autres. La récitation est un point à évaluer à l’école et ce n’est pas de mon fait, alors autant faire ne sorte de rendre la chose attrayante pour nos élèves, autant que possible…

  8. La poésie ne chante plus, elle rampe.

  9. Très bonne idée, merci pour ce partage.

  10. Bonjour, merci pour le partage de votre travail que je trouve très intéressant mais je me pose une question: comment faites-vous pour rendre les élèves autonomes dans l’apprentissage de leur poésie? Je pense notamment aux non lecteurs et petits lecteurs ainsi qu’aux élèves qui ne reçoivent pas l’aide de leurs parents pour apprendre leurs leçons. Merci d’avance.

    • Il y a dans mon école un système d’APC très intéressant : 15 minutes par jour, à l’heure du déjeuner. Les enfants qui souhaitent rester sur ce temps pour copier, apprendre, poser des questions sur le sens des poèmes, travailler la mise en voix… peuvent le faire 🙂

  11. Once again grand merci Lutin ! Petite question : l’etape Consultation/choix/copie, est-ce un moment dédié, et dans ce cas comment font-ils pour accéder tous au classeur ? Ou bien est-ce à tout moment en autonomie, chacun quand il veut ? Et tu mets plusieurs copies de chaque poésie dans Le classeur ? combien ?
    Merci de tes réponses, et bonnes vacances si tu y es. (je suis curieuse de savoir dans quelle région tu es…)
    Framboise

    • C’est en autonomie, il y a des créneaux d’activités autonomes tous les jours. Et pour certains enfants qui ont du mal à se libérer du temps, je propose de les garder en APC, ou bien je réserve des créneaux spécifiques à la poésie de temps en temps dans mon emploi du temps.
      Je ne mets pas plusieurs copies non, un seul modèle de chaque. S’ils sont plusieurs à vouloir la même au même moment, ils se mettent côte à côte pour copier le modèle, mais c’est rare. Généralement, quand on entend plusieurs fois le même poème, c’est à plusieurs semaines d’intervalle. Quand un copain récite une poésie qui les inspire, ils sont souvent envie d’apprendre la même. C’est ce qui est chouette. En cours d’année ils font des liens réguliers avec les poèmes entendus. Et puis le côté illustration libre les inspire aussi, ils utilisent les idées des uns sur d’autres textes, etc. Ça fait un super mélange.
      Je suis à Toulouse 😉 Bonnes vacances à toi si tu y es également !

      • Merci pour tes réponses individuelles, toujours respectueuses et bienveillantes. Si tout le monde faisait pareil…mais c’est un autre débat.Je suis sur Toulouse aussi ! Fais-moi signe si on se croise !
        Framboise

  12. Bel article, Lutin, qui (comme d’hab) lancera assurément des pistes de réflexion et des tentatives fructueuses ! Et qui a déclenché des commentaires intéressants. Les extraits du doc ministériel cités par Alain résonnent bien, je trouve.
    Modestement, quelques réflexions perso :
    L’enfant en difficulté, qui a donc du mal à « venir » au texte sera « éclairé » dans son choix s’il y a des séances de présentations orales de poésies. Soit par un adulte, soit par un enfant expert plus âgé. C’est par l’écoute qu’il va repérer les qualités du texte, les images et émotions qu’il déclenche chez lui, le rythme, les sonorités, la musicalité,… accessibles à l’écrit seulement aux « très bons » lecteurs.
    Dans ta fiche de critères, j’adore l’incitation à « théâtraliser » et à chantonner ou chanter, slamer, raper (…) les textes qui en donnent l’envie. Et dans ce cas, la motivation de la mémorisation est toute trouvée !
    Et, comme Johanna, je suis pour les chantiers d’écritures poétiques, « à la manière de »… ou pas !

    • Comme je le disais à Spring juste au-dessus, c’est ce que cette pratique permet : écouter plein de poèmes, récités par les copains. Ca donne envie aux enfants en difficulté de revenir sur des textes qu’ils ont entendu. Parce qu’ils les entendent, ils les voient dans une autre dimension.
      J’aime beaucoup la poésie et j’essaye de la mettre en pratique au maximum, de faire repérer tous les jeux de langue dans les textes, nous faisons un gros travail d’étude du lexique au quotidien… et puis d’écrire. La semaine dernière un élève m’a demandé s’il pouvait réciter un de ses propres poèmes à la classe, j’ai trouvé ça génial que cette envie ait germé spontanément 🙂

    • Re-Lutin..

      J’avais bien lu dans ta fiche de critères:
      « Si tu le souhaites, tu peux interpréter ton poème avec des expressions du visage, des gestes… et même en chanson  »

      Mais j’avoue que… expliqué et interprété par Pascal :
      « Dans ta fiche de critères, j’adore l’incitation à « théâtraliser » et à chantonner ou chanter, slamer, raper (…) les textes qui en donnent l’envie. »

      ça prend vraiment une dimension que je n’avais pas bien mesurée et qui me plait beaucoup !!!

      @t … alain l.

  13. Moi qui ne suis jamais motivée par la poésie, tu m’as donné envie !

  14. Avatar 1976 verts Reply to 1976

    Merci pour ce partage

  15. Cela fait des années que je fonctionne de cette manière. J’ai plus de trois cents poésies à disposition des élèves, sous forme de fiche plastifiées dans une caisse, et chaque jour au moment du regroupement du matin un ou deux élèves récitent leur poésie. Par contre ils ne choisissent pas leur date : ils suivent le calendrier, il y a pour cela un tableau avec avec des étiquettes dates et les étiquettes prénoms qu’on réactualise après chaque récitation. Si un élève, pour une raison ou une autre, n’est pas prêt le jour de sa récitation, il a le droit de reculer de plusieurs jours sa récitation (dans la limite d’une semaine). Cette option est aussi proposée à l’élève s’il a eu trop de difficulté à réciter. Cette option est très rarement utilisée. Dans l’ensemble les élèves adhèrent très bien à de fonctionnement et n’ont aucun problème pour s’organiser pour copier, illustrer et apprendre leur poésie dans le délai imparti (plus ou moins trois semaines).
    Pour le choix, il y a donc les trois cents poésies à disposition, mais ils peuvent aussi choisir une poésie qu’ils ont trouvée par eux-mêmes. Dans ce cas je rajoute une nouvelle fiche dans la caisse. Ainsi tous les ans il y a trois-quatre nouvelles poésies qui viennent des élèves plus celles que je découvre et que je rajoute. Et j’ai constaté le même phénomène : certaines poésies ont plus de succès que d’autres et passent d’élève en élève. Ce fonctionnement est vraiment satisfaisant pour tout le monde. L’évaluation collective de chaque récitation permet de mettre l’accent sur ce qui va et éventuellement de proposer des solutions quand il y a des problèmes.

  16. D’abord, merci Lutinbazar pour tes recueils dans lesquels je pioche allègrement.
    Ma pratique consiste à programmer un moment-présentation de poèmes sur le thème du moment (la rentrée, les saisons, l’écologie, la tolérance, les animaux, l’histoire…). J’en lis environ 5 ou 6. Et puis 2 ou 3 enfants lisent un « coup de cœur » hors thème qu’ils ont découvert dans les fiches plastifiées à disposition.
    Pour les moments-récitation, les élèves choisissent systématiquement l’un de ces poèmes car comme ils les ont entendus, ils ont déjà l’impression de les connaître un peu.

  17. Merci pour ce super partage que j’adore ! Mais moi qui suit dans une école qui fonctionne toujours avec des points j’aurai aimé savoir si vous avez une technique afin de pouvoir utiliser cette méthode malgré les cotations..

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