Escale en Afrique du Nord

Lutin Bazar

Dans le cadre de mon projet d’année « Tout autour de la Terre », voici le contenu de notre escale en Afrique du Nord.

Mes élèves ont la chance de correspondre avec des élèves marocains sur toute l’année scolaire 2013/2014, ce qui leur permet de découvrir leur culture, tout en travaillant la production d’écrit. Un projet très enrichissant ! Merci à Mounia, leur maitresse, avec laquelle je m’éclate dans ce projet !

 

Les albums

akli-prince-du-desertAkli prince du désert, un conte du pays des sables, Anne-Catherine de Boel

Résumé : Afin de prouver à ses parents qu’il n’est plus un petit garçon, Akli décide de quitter le campement à dos de chameau. Son but est de ramener l’épée qui l’attend en ville chez son oncle. Mais pour réussir il faut traverser le désert avec ses génies méchants, ses tempêtes de sable…

Un album magnifique sur lequel j’étais tombée par hasard dans un vide-grenier, en me disant qu’il me servirait bien un jour… et bien voilà !!
Les illustrations sont superbes et le texte simplement écrit.
Pour réussir son périple, Akli a besoin d’un chameau. Pour obtenir de l’aide de la part de celui-ci, il lui promet une selle d’argent. Il pense en réalité berner le chameau et ne rien lui donner du tout.
Lorsqu’Akli rentre chez lui, son père lui offre un cadeau. Akli ne s’y attend pas mais son papa lui offre une selle d’argent qu’Akli offira au chameau. Le père représente une fois de plus la sagesse dans ce conte.
Cela dit, j’attendais une fin plus « mouvementée » où Akli se serait retrouvé piégé à cause de sa mauvaise foi. Je suis restée un peu sur ma faim.

 


nasreddineNasreddine, Odile Weulersse

Résumé : Nasreddine a bien des ennuis. Quoi qu’il fasse, tout le monde se moque de lui. Qui faut-il écouter ? Le grand vizir ? Les laveuses ? les vieillards ? ou les enfants du village ? A moins que ce ne soit son papa, le sage Mustafa…

Un duo O. Weulersse pour le texte / R. Dautremer pour les illustrations qui ne pouvait qu’être réussi !
Chaque semaine Nasreddine doit se rendre au marché, et chaque semaine, quoi qu’il fasse, on se moque de lui et de son père. Le petit est mort de honte. Chaque semaine il écoute ce qu’on dit sur lui et corrige ses actes, mais ça ne va jamais. Son père le laisse « faire selon sa fantaisie » pour qu’il apprenne de ses propres erreurs… jusqu’au jour où Nasreddine comprend en effet qu’il ne faut pas prêter attention aux moqueries mais agir comme on le souhaite, avec sagesse.
Un thème à transposer facilement à la vie de la classe. Gros coup de coeur pour moi !

 


le-chant-des-geniesLe chant des génies, Nacer Khémir

Résumé : Un paysan, très pauvre, décide de cultiver ce que les gens de son village appellent “le champ des génies” et qui a la réputation d’être maudit. Au premier jour, alors qu’il enlève les pierres du champ, il entend une voix lui demander “Qu’est-ce que tu fais là ?” Alors qu’il répond qu’il ôte les pierres du champ, la même voix répond “Attends, on va t’aider !” et des génies sortent de sous la terre pour enlever toutes les pierres qui encombrent le champ. Chaque jour, le paysan retourne au champ et chaque jour, les génies l’aident. Mais il aurait dû écouter les mises en garde car il faut faire très attention à ce que l’on demande à ces génies si obéissants.

Je ne l’ai pas encore reçu car j’ai commandé l’édition poche qui ne sortira qu’en septembre.
Cependant j’ai déjà eu l’occasion de lire ce livre et je le commande les yeux fermés.
L’histoire amène à réfléchir sur le principe du voeu qui se retourne contre soi si on ne l’a pas bien formulé… d’abord comique puis finalement tragique. J’aime beaucoup.
Pour se faire une idée du texte, on peut en lire une partie ici.

 


le-magasin-de-mon-pereLe magasin de mon père, Satomi Ichikawa

Résumé : Le père de Mustafa a un magasin de tapis. Quand les touristes étrangers arrivent, il leur dit : « Welcome », « Bienvenue », « Beautiful »… Il aimerait bien que son fils apprenne lui aussi les langues étrangères. Dans le magasin, il y a un tapis que Mustafa adore. Personne ne semble en vouloir parce qu’il a un trou au milieu. Ce trou, Mustafa s’en moque. Au contraire, il le trouve très pratique : il peut mettre le tapis sur sa tête et regarder par l’ouverture. « Je te donne ce tapis, lui dit son père, mais tu me promets d’apprendre les langues étrangères ». « D’accord », répond Mustafa, mais dès la première leçon, il s’ennuie si profondément qu’il quitte la maison en courant. Il va alors au marché, son tapis sur la tête. Et là, il trouve un étrange moyen d’apprendre quelques mots étrangers… et de faire venir beaucoup, beaucoup de monde dans le magasin de son père.

Satomi Ichikawa, encore…
Les illustrations sont comme d’habitude très soignées, on est plongé dans l’univers des souks maghrébins.
L’histoire est gentillette : Mustafa s’enfuit son tapis sur la tête et un coq le suit. Grâce à celui-ci tout le monde s’intéresse à lui et surtout les touristes étrangers qui lui expliquent comment un coq chante chez eux. Grâce à ça, Mustafa rentre chez lui content de connaitre le chant du coq en cinq langues. Son père est ravi car les touristes l’ont suivi dans son magasin de tapis.
Pas de quoi faire une lecture suivie, mais un album sympathique tout de même qui devrait amuser mes élèves.

Voir aussi : Mon article sur l’auteur.


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Aâmet, la petite fille qui voulait devenir scribe, Grégoire Vallancien

Résumé : Aâmet est une petite égyptienne qui vit au temps des pharaons. Elle n’a qu’une idée en tête : aller à l’école pour devenir scribe comme son frère. Pour y parvenir, elle n’hésite pas à partir seule sur le Nil affronter les dangers de la grande crue ; elle croisera des marchands ambulants, des hippopotames, des crocodiles…

J’ai apprécié cette histoire sur l’Egypte qui permet, grâce aux aventures de cette petite fille, de parler du droit d’aller à l’école et de l’égalité garçons/filles. Un petit bond dans le temps également pour aborder les origines de l’école.
Ce livre était publié aux éditions Lire C’est Partir mais ne l’est plus, vous trouverez donc sur mes pages, en accord avec l’auteur, le livre vidéoprojetable.

Voir aussi :

Lutin Bazar
Lutin Bazar

De son prénom Lutin (si si c'est possible !) cette jeune professeur des écoles passe ses nuits à créer des contenus pour le plaisir, le fun, le partage bref elle kiffe la life quoi !

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