Enseigner le vocabulaire : ma réflexion…

Lutin Bazar

enseigner le vocabulaire lutin bazarDepuis 2 ans maintenant, je m’interroge sur ma manière d’enseigner le vocabulaire dans ma classe de cycle 2…
Lorsque j’ai commencé à enseigner, je dois bien avouer que comme tout débutant, je m’appliquais à suivre scrupuleusement les programmes, trop soucieuse de faire des progressions bien carrées avec toutes les notions bien rangées à l’intérieur, période après période pour ne rien oublier.
Au fur et à mesure, j’ai appris à me détacher un peu des programmes puisque confrontée comme n’importe quel enseignant aux réalités du terrain : le temps qui manque toujours cruellement, le niveau hétérogène des élèves, etc.

 

Un point sur ma manière de faire jusque-là…

En vocabulaire (comme en grammaire d’ailleurs), je n’ai jamais réussi à me satisfaire d’un enseignement trop « cloisonné ». J’entends par là qu’on rencontre des mots sans arrêts au fil des activités et des lectures faites, et que c’est donc l’occasion d’en expliquer le sens ou d’en chercher d’autres en lien (antonymes, synonymes, dérivés…). Du coup faire une progression sur l’année n’a plus autant de sens… ce n’est pas comme en maths où il est logique de travailler sur les petits nombres avant d’aborder les plus grands par exemple. En français, on se retrouve confronté à tout, de manière simultanée, tout le temps.

Du coup je me suis peu à peu éloignée de mes progressions, si bien qu’aujourd’hui je suis bien incapable de faire une progression en vocabulaire !
Je ne vois pas trop quel sens ça a de positionner les synonymes en période 3 (par exemple) alors que cette notion est vue dès le début de l’année (et a d’ailleurs été vue les années précédentes), et je ne me vois pas me priver de l’étude d’un mot sous prétexte que « on n’a pas encore fait la séquence sur les synonymes ». De même, je ne vois pas comment mes élèves peuvent utiliser correctement un dictionnaire s’ils n’ont pas vu en amont les notions de mots-étiquettes ou de polysémie puisque dans un dictionnaire, un mot est expliqué par un autre (généralement son hyperonyme) et une définition comporte bien souvent plusieurs sens pour un même mot (« A quoi ça sert les p’tits numéros maitresse ? »)…

Je me suis progressivement détachée de tout ça pour travailler le vocabulaire de manière plus « étalée » en amenant les notions quand l’occasion s’en présentait. Ca ne m’empêchait pas de faire au cours de l’année des séances spécifiques aux différentes notions à aborder (synonymes, antonymes, familles de mots…) afin de structurer tout ce qui avait été vu avant. 
J’utilisais pour cela mes propres séquences et ressources (voir les liens ci-dessus) mais également le fameux Réussir son entrée en vocabulaire dont je vous parlais ici.
Toujours en m’inspirant de cet ouvrage, je me suis penchée sur le travail du vocabulaire par thèmes (pas forcément les thèmes du manuel mais tout est adaptable), que je trouve intéressant car il permet de brasser les différentes notions de vocabulaire au sein de chaque thème. Ainsi quand on travaille sur le jardin par exemple, on peut constituer un champ lexical du jardin, s’arrêter sur les outils et par dérivation établir une liste des verbes d’action du jardinage, trouver des synonymes ou des antonymes, etc.
Dans cette optique j’ai adoré utiliser avec mes élèves les fichiers L’Atelier de vocabulaire que je vous avais présentés ici.

J’étais déjà bien plus satisfaite de ma manière de faire, qui se trouvait plus contextualisée et permettait un rebrassage constant et continu des notions pour en assurer une stabilisation dans le temps. Les ouvrages précédemment cités sont « clé en main » et regroupent à eux deux une bonne quantité de thèmes à mettre en lien avec le travail fait dans les autres disciplines. Et rien n’empêche, sur les mêmes modèles, de créer d’autres ressources sur d’autres thèmes.

Malgré tout, il me manquait encore quelque chose, je sentais bien que ma réfléxion sur l’enseignement du vocabulaire n’était pas terminée (pas assez de bases théoriques notamment).
Et puis les nouveaux programmes sont sortis et j’y ai retrouvé bien mis en mots tout ce qui se bouscule dans ma p’tite tête depuis un moment !

 

Le vocabulaire dans les nouveaux programmes

On peut lire noir sur blanc dans le B.O. du 26/11/15 que :

Au CE1/CE2, le travail sur le lexique continue, d’une part pour étendre le vocabulaire compris et utilisé et, d’autre part, pour structurer les relations entre les mots. Les phénomènes linguistiques explorés sont abordés à cette fin, et non pas étudiés pour eux-mêmes ; leur dénomination n’est pas requise des élèves. [B.O. p.27]

A la page 26 du B.O., on trouve la liste de ces fameux phénomènes linguistiques sous la compétence :

Identifier des relations entre les mots, entre les mots et leur contexte d’utilisation ; s’en servir pour mieux comprendre.

  • familles de mots et dérivation
  • catégorisation et relations entre termes génériques et termes spécifiques
  • synonymie et antonymie (adjectifs et verbes)
  • polysémie ; relations avec le contexte d’emploi
  • sens propre et sens figuré
  • registres familier, courant, soutenu

Vous allez me dire, ça ne change pas grand chose par rapport au B.O. de 2008… Sauf que si on regarde la colonne en face, on insiste (le mot est faible) sur un travail en contexte et une réflexion en lien avec la lecture. On sent bien là que les séquences « synonymes », « antonymes » et cie, distribuées au fil des périodes n’ont pas grand sens si elles ne sont pas amenées bien en amont… non ? Dites-moi si je me trompe…

De même, « en contexte » pour moi ce n’est pas simplement après avoir lu un texte qui se prête bien à l’étude d’une notion et qui tombe comme un cheveu sur la soupe, mais plutôt au fil d’une lecture suivie ou d’un travail dans une autre discipline… en gros un texte qui a du sens pour l’élève.
Si ça n’est pas toujours facile en grammaire (moi la première j’utilise des textes créés exprès pour observer une notion), ça me semble plus abordable en vocabulaire.

En terme d’organisation il me parait logique d’arriver au bout d’un moment à un temps de structuration sur chacune des notions (sans pour autant avoir à les nommer ceci dit…). Mais ce ne seront alors que des temps de rebrassage (à l’aide de jeux, de rituels et éventuellement quelques exercices spécifiques) et de structuration (trace écrite), pour bien ancrer une notion déjà abordée à maintes reprises au fil des lectures abordées. On perd donc de vue la « grosse séquence » en plusieurs séances consacrée à l’observation d’une seule notion, dont on ne dévoile pas le contenu avant d’y arriver dans sa progression, et sur laquelle on n’a pas forcément le temps de revenir ensuite. A bannir !

Le B.O. résume l’idée en une phrase :

Ces notions ne sont pas enseignées en tant que telles ; elles constituent les références qui servent à repérer des formes de relations entre les mots auxquelles les élèves sont initiés parce qu’ils ont à les mobiliser pour mieux comprendre, mieux parler, mieux écrire. [B.O. p.26]

 Au final, tout ça c’est bien joli mais dans la pratique ça se passe comment ?

L’autre item du B.O. relative au lexique nous guide :

Etendre ses connaissances lexicales, mémoriser et réutiliser des mots nouvellement appris.

  • définition d’un mot ; compréhension d’un article de dictionnaire
  • mobilisation des mots « nouveaux » en situation d’écriture avec appui éventuel sur des outils

La colonne en face nous donne des précisions très intéressantes. La collecte de mots est encouragée dans l’optique d’exploiter leurs relations (pour les lier entre eux et les intégrer à des catégories). On nous encourage à pratiquer différentes formes de groupements pour favoriser le brassage et par là-même la mémorisation des mots.
Enfin, l’usage du dictionnaire est confirmé dès le CE1, dans ses formes électroniques également (et ça c’est top pour les élèves qui ne parviennent pas à utiliser un dictionnaire papier puisqu’ils pourront, à défaut de manipuler l’ordre alphabétique, tout de même accéder aux définitions).

Je me suis arrêtée sur le terme « outils »… Ca m’a rappelé le carnet de lexique que j’avais utilisé il y a quelques années puis délaissé car par entièrement convaincue par son utilisation (du moins son utilisation à long terme par les élèves qui n’avaient pas assez de motivation à le sortir en situation d’écriture). Je me suis dit qu’en effet un outil performant de vocabulaire que les élèves auraient envie d’utiliser en situation de lecture et d’écriture, ça serait une chouette idée. Oui, mais… quel outil ? Quelle forme ?… Autant de questions qui restaient sans réponse.

 

Un ouvrage passionnant pour l’enseignement du vocabulaire

Guide pour enseigner le vocabulaireJ’ai cherché sur Internet des ressources didactiques sur le vocabulaire à l’école. 
Je suis tombée sur une conférence très intéressante de Micheline Cellier, qui est maitre de conférence à l’IUFM de Montpellier. Vous pouvez écouter sa conférence ici, consulter le compte-rendu de celle-ci  et également accéder sur éduscol à une synthèse.

En cherchant si cette dame avait publié des ouvrages j’ai trouvé Guide pour enseigner le vocabulaire à l’école élémentaire. Par chance cet ouvrage est édité par Retz avec qui j’ai un partenariat (oui, j’ai reçu l’ouvrage gratuitement mais je ne suis absolument pas rémunérée pour vous en parler, rassurez-vous). Autre bon point : il a été réédité pour être conforme aux nouveaux programmes.
Micheline Cellier insiste bien sur la nécessité d’enseigner le vocabulaire de manière explicite. La lecture de son ouvrage m’a passionnée. On sait beaucoup de choses en tant qu’enseignant, mais ça fait du bien de temps en temps de se poser, et de structurer soi-même ses connaissances ^^.

Dans l’introduction de son livre, on peut lire :

Les enseignants qui se plaignent très fréquemment du « manque de vocabulaire » des élèves semblent passer moins d’heures à leur apprendre le lexique que l’orthographe ou la grammaire. Il faut dire qu’ils ont une représentation plus structurée de ces deux derniers domaines et des notions à enseigner ; ils saisissent souvent avec davantage de difficultés l’organisation interne du lexique qu’ils appréhendent comme un ensemble pléthorique et insaisissable. Ils ont parfois tendance à croire que, le vocabulaire traversant l’ensemble des domaines disciplinaires, ils l’enseignent sans arrêt.Micheline Cellier

Ben moi je me suis drôlement bien reconnue là-dedans… je fais (faisais ?) partie de ces enseignants qui voient bien que l’enseignement du lexique est primordial, mais pour qui ça reste « insaisissable » et beaucoup moins facile à structurer que la grammaire ^^. Allez, rassurez-moi, je ne suis pas la seule !

Cette année, je compte donc beaucoup me servir de cet ouvrage qui est extrêmement complet.
Vous pouvez d’ailleurs consulter le sommaire et l’introduction de l’ouvrage sur le site de Retz.

Pour faire court, il m’a beaucoup apporté d’un point de vue théorique – il explique le fonctionnement du lexique, partie très intéressante – et didactique – comment mettre en oeuvre un apprentissage efficace du lexique à travers des activités spéciques explicitement centrées sur les notions lexicales.
enseigner le vocabulaire fleur.pngL’ouvrage consacre également toute une partie tout aussi intéressante au fonctionnement de la mémoire lorsqu’il s’agit de fixer du vocabulaire, et c’est là qu’entrent en scène les fameux outils que l’on peut créer en classe afin de garder une trace des apprentissages lexicaux (voir l’exemple de la fleur des synonymes à droite) et de pouvoir réactiver facilement et fréquemment leur usage au sein d’activités différées d’écriture ou de lecture. Je vais tenter l’élaboration d’un tel outil à la rentrée avec mes CE1/CE2, dans un porte-vues ou un classeur souple qui sera découpé en sous-parties comme conseillé à la page 41 de l’ouvrage.

Au-delà de cela, ce livre porte bien son nom de « guide » puisqu’il détaille 45 fiches activités permettant d’aborder les notions lexicales sous leurs différents aspects : sémantique, morphologique, historique ; et ce tout au long de l’école élémentaire puisque les activités proposées ciblent tour à tour les différents niveaux du CP à la 6ème. Chaque fiche est découpée en plusieurs séances.

Ces fiches abordent toutes les notions au programme : 

L’aspect sémantique

  • Le sens des mots : en contexte et hors contexte / la polysémie / les sens propre et figuré
  • L’homonymie
  • La synonymie
  • L’antonymie
  • L’hyperonymie
  • Les champs lexicaux
  • Le vocabulaire spécifique
  • Les dictionnaires

L’aspect morphologique

  • La dérivation
  • La composition des mots

L’aspect historique

  • Les emprunts aux langues étrangères

Ce que j’aime c’est que chaque notion ne se résume pas à une fiche de préparation. Elle est toujours assortie d’un retour à la théorie très enrichissant pour l’enseignant (en tout cas pour moi).
Cette banque de séances proposée est extrêmement riche et variée : à partir de la littérature (ravie d’y retrouver entre autres les albums Crapaud et Bla-bla que je vous conseillais déjà pour étudier la synonymie), d’images, d’activités, en production d’écrit, en travail de groupe, etc.
Autant d’activités qui peuvent être utilisées telles quelles bien entendu, mais qui peuvent surtout être des bases pour créer ensuite ses propres séances de travail à partir d’autres supports plus adaptés à ses propres projets. On peut d’ailleurs adapter des séances prévues pour des élèves de CM à des élèves de cycle 2 avec un peu d’imagination et les supports adéquats.
guide pour enseigner le vocabulaireL’ouvrage répertorie également plusieurs petits jeux autour du lexique à pratiquer régulièrement.

Ce n’est pas un ouvrage clé en main qu’on ouvre et qu’on suit au fil de l’année. Au contraire, c’est un ouvrage qui fait se poser plein de questions, qui encourage à adapter son enseignement du lexique à son propre contexte de classe. 
On trouve bien en début d’ouvrage une programmation des notions sur les 3 cycles conformément aux programmes, mais pas de progression proposée pour chaque niveau (et pour cause…).

 

Pour finir…

Au final, ce que je retiens, c’est :

  • On aborde les notions lexicales via leur aspect sémantique ou morphologique, le tout en contexte et tout au long de l’année afin de rebrasser les notions sans arrêt. J’abandonne donc l’idée t’établir une progression pour le moment. Je verrai au cours de l’année comme se déroulent les choses avec toutes ses réflexions sur le sujet, et j’aurai plus de recul l’année prochaine pour mettre le déroulé de l’année sur papier (je vais bien m’appliquer à noter tout ce que je fais et à partir de quels supports).
  • Je vais inviter mes élèves à créer un outil-mémoire utilisable dès que le besoin se présente.
  • Je vais utiliser un maximum l’ouvrage Guide pour enseigner le vocabulaire qui est vraiment une perle, ce qui ne m’empêchera pas de compléter avec Réussir son entrée en vocabulaire et de m’inspirer de L’Atelier de vocabulaire même si mes élèves n’en seront plus équipés à la rentrée.
    J’attends également avec impatience les contenus d’accompagnement qui seront normalement rapidement disponibles sur Eduscol.

Voir aussi : Mes articles sur les rituels : la phrase du jour & le mur des mots ; les anagrammes.

Lutin Bazar
Lutin Bazar

66 Commentaires

  1. Merci pour cette référence.
    Cela me donne envie de changer ma facon de faire càr c est vrai que les notions de contraire, synonyme, homonyme…reviennent constamment tout au long de l année et pas à une période précise de l année.

  2. Waouh, tu as mis en mots un mal-être que je ressens depuis longtemps !!! C’est exactement pareil pour moi ! Malheureusement on a rarement le temps de se poser pour réfléchir sur sa pratique et trop pris par le temps on retombe dans la spirale des choses toutes faites qui nous rassurent aussi qq part…merci de nous faire partager ta réflexion… Bonne rentrée

  3. Très enrichissante cette réflexion! Surtout quand, comme moi, on s’est jusque là arrêté au constat de sa raideur dans l’enseignement du vocabulaire… (petite coquille: « Cette banque de séances proposée est extrêmement riche EST variée ». 😉 )
    MERCI de me pousser, par vos outils et vos réflexions, à ne pas me reposer sur mes lauriers. Vous êtes une locomotive!

  4. Merci pour cette réflexion!!
    J’ai déjà testé la « fleur » à plusieurs reprises avec des CE1/CE2 en lien avec une lecture, une séquence de sciences…. mais pas de cette façon là. Un mot dans le coeur, 1 pétale « définition et autre sens » 1 pétale « mots de la même famille », 1 pétale « synonymes », 1 pétale « antonyme », 1 pétale « expressions ».Les élèves sont en recherche par petits groupes (travail avec le dictonnaire entre autre). Ca leur plait beaucoup, ils retiennent bien les choses et tentent de réutiliser les mots ou expressions découverts…
    Bonne rentrée!!!

  5. Super réflexion, c’est très interessant. Je m’interroge aussi sur le vocabulaire car faisant des quarts de décharge cette année, c’est cette matière qui m’a été confiée.
    Je pense aussi que des petits rituels simples permettent de rebrasser les notions sous forme de jeux.
    Je vais construire une boite à mots avec des petits papiers tout fait contenant des devinettes (trouver un synonyme, trouver l’intrus…) et je pensais au fil des séances désigner un petit groupe d’élèves qui fabriquerait un petit papier en fonction de ce que l’on a étudié dans la séance…
    A voir…
    Merci pour toutes tes idées! C’est de l’or!

  6. Merci pour cet article. Je suis Pes en charge du vocabulaire et j’avais effectivement trouvé dans le livre de Michelle Cellier une mine d’or et d’activités super. Tu confirmes ainsi que je suis sur la bonne voie pour donner du sens à l’enseignement du vocabulaire 😉 J’ai aussi trouvé la démarche Vocanet que je souhaites un peu expérimenter (voir leur site internet). Elle s’appuie sur les termes usuels et fréquents de la langue française et très polysémique. Par exemple, tu abordes le verbe manger, cela te permet de travailler toutes les notions en contexte : champ lexical, synonymie (manger/deguster/devorer), sens propre/sens figuré (devorer un livre), mais aussi le structure du verbe et de ses complément (manger quoi, manger ou, manger avec quoi… ). En tout cas, merci pour cet article. Bonne continuation.

  7. Très intéressante ta réflexion.
    J’avais trouvé, quand j’avais encore de CM, le système des rituels très intéressant pour voir toutes ces notions à chaque nouveau mot rencontré.
    Bonne fin d’été !

  8. Merci Lutin, c’est important de souligner à quel point les nouveaux programmes différent des anciens et comment faire avec les nouveaux.
    Pour l’outil de tes élèves, je te suggère d’aller voir cette page. C’est quelque chose que je trouve bien intéressant…
    http://lamaitresseetsesmonstrueux.eklablog.com/le-classeur-de-vocabulaire-a114358276

  9. Merci pour ce partage très intéressant et enrichissant qui remet en question nos façons de procéder.

  10. et oui, ils sont bien ces nouveaux programmes! Nous avons suivi les mêmes réflexions! Merci pour les liens!

  11. Merci pour cet article,jne connaissais pas ce livre…j utilise depuis 2 ans la demarche picoche qui est tres interessante…par contre le mot de depart ft partie d une liste précise (36mots par classe).bonne rentree!

  12. Merci pour la petite analyse.J’ai l’impression de sortir d’un corset et de respirer un peu mieux quand je lis ce genre réflexion. A force de vouloir faire le programme « au carré » on en oublie l’essentiel. Mais je n’avais entendu ce genre de réflexion que d’une seule collègue sur le vocabulaire avant toi.

  13. Merci pour cet excellent article qui complète bien la réflexion que j’avais entamée…

  14. Merci beaucoup pour ton article. Je te rejoins tout à fait ! Il existe également 1 livre pour la maternelle, ainsi qu’une boîte outils que je viens d’acheter et que je vais utiliser pour des GS/CP ! C’est vrai qu’enseigner le vocabulaire, 1 fois par semaine et hors contexte n’a pas beaucoup de sens. Le vocabulaire, c’est tout le temps ! A nous ensuite d’en faire des synthèses régulières et de construire des outils concrets et réutilisables pour les élèves.
    Il y a aussi des articles très intéressants à ce sujet sur le blog « Objectif maternelle ».

  15. Je me retrouve dans cette réflexion. Malheureusement je n’ai plus assez de crédit pour acheter des ouvrages sur ce thème en 2016. Ce sera donc ma lecture pour les vacances de Noël…Toutefois j’ai pensé acheter des répertoires alphabétiques 11X17 car je lis partout qu’il ne faut pas faire apprendre le mot avec sa définition mais une phrase-exemple. Un format plus petit serait inadapté donc. Si j’utilise le système de la fleur pour un mot donné il me faudrait carrément un cahier alphabétique de 17X22. Pas fini de réfléchir:)

    • C’est justement ce classement alphabétique qui m’a toujours posé question… autant en CP avec « le petit dictionnaire » je trouve ça intéressant parce qu’on induit ainsi une première utilisation du dictionnaire.
      Mais ensuite, au CE1, je ne me suis jamais lancée dans la création d’un répertoire. Justement je me disais que dans ce cas, autant utiliser un vrai dictionnaire… et puis quand tu trouves des synonymes d’un mot, ils se retrouvent éclatés partout dans le répertoire…
      Dans « Guide pour enseigner le vocabulaire » justement, la question est abordée et le classement alphabétique des mots dans l’outil-mémoire est déconseillé. Il faut mettre l’accent sur les groupements de mots et leurs relations. Donc le répertoire et le classement alphabétique des mots, hors de question pour moi 😉

  16. merci pour le partage très enrichissant de tes réflexions.
    moi, je suis débutante. l’année dernière, les séances de vocabulaire se passaient supers bien, j’étais souvent en avance sur la progression, jusqu’a ce que…. les évals arrivent et je me rend compte avec horreur que les notions n’étaient absolument pas acquises sur le long terme.
    je travaille dans une école française à l’étranger donc le français n’est pas la langue maternelle.
    cette année, j’ai donc décidé de m’appuyer sur les histoires audio « racontes moi des histoires » qui sont des contes classiques racontés par des conteurs professionnels. j’en profiterai pour faire des liens avec la culture littéraire, le fabuleux (le thème de notre PEAC de cycle), le vocabulaire et bien sur la production d’écrit.
    du coup tes réflexions m’interpellent sur la façon t’enseigner le voca.
    de plus, le fameux « mur des mors » n’aurait il pas toute sa place dans ta façon de procéder?
    la question c’est surtout comment l’utiliser au mieux.

    • Si c’est un outil qui allie grammaire et vocabulaire très intéressant. A voir si j’ai la place surtout car ça demande un certain espace d’affichage. Je vais ajouter le lien vers mon article sur le mur des mots, je n’ai pas pensé à le faire, merci !

  17. Personnellement, le vocabulaire c’est ce que je préfère enseigner en Français. J’ai été très surprise de l’intérêt des élèves quand il s’agissait de trouver au fil de leur lecture des « mots intéressants ». Ils étaient très appliqués et ont trouvé des mots très intéressants dont ils ne connaissaient pas le sens, mais parfois le son qu’ils faisaient était marrant par exemple comme: « redondant » ou des mots difficiles à prononcer.

    • C’est clair que les enfants ont une curiosité naturelle et que prendre le temps ne fait que l’affuter. Quel plaisir après de les voir réutiliser ces mots découverts ensemble :-)

    • Bonsoir Lutin, j’ai également acheté ce bouquin que je trouve très riche. Cependant, je n’arrive pas à trancher sur les intitulés que les élèves vont avoir dans leur lutin puisque c’est ce support que je risque d’utiliser. Au départ, je comptais mettre la partie vocabulaire et littérature dans le cahier de lecteur mais je ne suis pas sûre que les élèves aient le réflexe de s’en servir comme d’un outil dans leurs écrits. En même temps, je trouve que 6 parties c’est beaucoup ! Je me disais que la partie, les mots que j’aime pourraient être consignés dans un petit répertoire presenté comme un carnet secret de mots que les enfants pourront personnaliser. Comme il n’y aura pas de travail spécifique pour ces mots, le répertoire n’est pas gênant et si ces mots sont réinvestis, ils pourraient être classés dans une autre partie. Malgré tout, il reste toujours parties… As-tu avancété dans ta réflexion pour ce nouvel outil ? Merci !!!

      • Je suis en pleine réflexion… pour ma part j’hésite car pour utiliser un lutin il faut être capable de prévoir combien de pages dans chaque partie… je n’ai absolument aucune idée du nombre de pages à prévoir. Comment t’y prends-tu ?
        Pour ma part j’envisage plutôt un fin classeur souple et des intercalaires.
        J’avais pensé à 4 parties : Le sens des mots / Le vocabulaire et la littérature / Le vocabulaire spécifique / Les mots que j’aime… je me tâte sur une 5ème partie « Les thèmes »… je me laisse encore quelques jours pour réfléchir…

  18. Merci pour cet article vraiment très intéressant !!! Tu es toujours à la pointe 😉

  19. Très intéressant ton article.. moi aussi j’ai abandonné l’enseignement cloisonné du lexique cette année :)
    Je pars sur un carnet de vocabulaire où nous noterons notre collection de mots nouveaux et où nous étudierons plus spécialement un de ses mots (synonyme, dérivés…). Nous ferons ça chaque semaine en rituel. En parallèle, il y aura aussi un mur de mots qui nous permettra notamment de faire du lien entre les mots rencontrés chaque semaine en les classant par thème, par préfixe, par nature….
    Merci pour ton travail :)

  20. bonjour, je viens de lire ton article sur le vocabulaire.Merci.
    J’ai assisté cette année à une conférence de micheline cellier. Et je suis comme toi, je ne me retrouvai pas dans lés séances classiques de vocabulaire. Suite à sa conférence je vais aussi monter un lutin. Je travaille aussi avec lectorino lectorinette qui travaille beaucoup sur le vocabulaire. J ‘ai testé la fleur sur un album en fin d’année et cela a bien fonctionné.
    A suivre cette année

    • Oui j’ai utilisé Lectorino aussi, c’est une super démarche. Un peu chronophage cependant quand on veut faire des séquences de littérature à côté. Dur dur de tout caser.
      Le lutin tu comptes le gérer comment ? Car on ne peut pas prévoir le nombre de pochettes à laisser dans chaque partie. A moins que tu ne le découpes pas en sous-parties ?

  21. Je n’ai pas lu ton livre mais il me semble proche de la méthode vocanet (pas facile à maitriser mais efficace). J’utilise aussi beaucoup les exercices décrit dans lectorino lectorinette sur le vocabulaire (très efficace sur l’acquisition de lexique)
    Je m’interroge aussi beaucoup sur le temps passé à leur apprendre à se servir d’un dictionnaire… Aujourd’hui, à part les élèves, qui se sert d’un dictionnaire? On va tous sur internet et c’est très bien. Si ça se faisait en une ou deux séquences, ça ne me poserait pas de problème mais, pour les élèves, cet apprentissage est long, il demande de multiples répétitions. Bref, ça m’interroge.

    • Oui je me pose la même question depuis… ben depuis toujours en fait ^^. Du coup j’ai abandonné l’idée de la séquence spécifique, je l’utilise le plus souvent possible et en tutorat avec ceux qui se débrouillent le mieux qui aident leurs copains, etc. A la fin de l’année, 9 élèves sur 10 savent se servir de l’outil, je ne dirais pas de manière « experte » car la recherche reste approximative sur la fin, mais ils y arrivent et c’est ce qui compte. D’ailleurs je laisse toujours l’alphabet visible pour aider (et bien souvent il est maintenant sur le bord des pages du dictionnaire lui-même).

  22. Bonjour, En classe unique, j’aurai 3 CP-CE1 à la rentrée, avec des maternelles, dans un contexte de vocabulaire particulièrement pauvre. Beaucoup de temps d’autonomie et des phases d’apprentissage quasi en duel. Si je ne devais faire qu’un seul achat, me conseillerais-tu plutôt le « Guide pour enseigner le vocabulaire » ou plutôt « Réussir son entrée en vocabulaire » ? Merci pour cet article passionnant… A te lire je pencherai plutôt pour le 1er. 😉

    • Si tu n’as que 3 élèves de ce niveau et des petits à côté (qui demandent une attention constante je suppose), il me semble qu’il doit être difficile de mener des séquences longues, et que tu privilégies les petits temps accompagnés par toi, avec pas mal de rituels et de petits ateliers non ?
      « Guide pour enseigner le vocabulaire » donne plein d’idées d’activités à mener sur tous les supports rencontrés dans l’année (littérature, images, etc) ; pas grand chose pour les CP cependant mais tout s’adapte, ça sert juste de fil conducteur et de banque d’idées pour monter tes propres séances. « Réussir son entrée en vocabulaire » est plus structuré de manière classique avec des séquences clés en main, mais du coup qui demandent un temps de présence de l’adulte important. Dur de te conseiller sans connaitre ton fonctionnement…

      • Merci pour cette réponse 😉 Je vais essayer le RSEEV (une valeur sûre), car j’ai aussi celui de Grammaire. Si besoin, je prendrais le Guide, l’an prochain, en complément 😉 pour approfondir la réflexion entamée cette année.

  23. Merci pour cette réflexion. Je m’étais posé (à peu près mais pas aussi poussées!) les mêmes questions. Ceci d’autant plus qu’étant à temps partiel l’an dernier, j’avais confié à mon complément de service les séances de vocabulaire. Et ça m’embêtait durant la lecture de ne pas pouvoir trop utiliser les notions de synonymie… qui n’avaient pas encore été vues et qui ne le seraient pas avec moi. Cette année, je reprends à temps plein et je prévois de faire du vocabulaire tous les jours. Des séances beaucoup plus courtes mais ritualisées autour de petits jeux, classement de mots etc. Je cherche encore. Merci en tout cas!

  24. Merci pour cet article, l’enseignement du vocabulaire est mon GROS problème, j’ai l’impression que mon enseignement n’est pas très efficace à part pour ceux qui maîtrisent déjà bien le lexique ! avec l’expérience, il est clair que la leçon une fois par semaine n’est pas efficace du tout ! Voilà une bonne remise en question et une bonne motivation pour cette année ! Merci encore !

  25. Merci à tous pour vos commentaires, c’est toujours plaisant de lire les réflexions des uns et des autres !

  26. La phrase clé du BO est clairement, pour moi « Ces notions ne sont pas enseignées en tant que telles ». Là, on a vraiment quelque chose de bien. Au CP, les notions de « synonymes », « familles de mots », etc. ne sont pas souvent dans les manuels de lecture et sont plus souvent découvertes en CE1. Dans la méthode que j’utilisais en lecture (Rue des Contes CE1), le vocabulaire était intégré au fil des lectures et étalés sur toute l’année avec des révisions régulières. C’était l’affaire de deux ou trois petits exercices liés à la lecture, pas plus. Et bien, au final, mes CP ont entendu ces mots, et un jour, un petit malin m’a fait remarqué que deux mots s’écrivaient presque pareil parce qu’ils étaient « de la même famille ». Eh bien du coup, je ne me suis pas retenue : sans qu’il n’y ait d’évaluation au bout, plus comme une aide pour écrire ou comprendre, on a étudié quelques éléments de vocabulaire « comme ça », sans pression. Du coup, je sais qu’en CE1, la majorité de mes élèves de CP ont déjà compris synonymes / contraires / mots de la même famille, de façon plus ou moins précise, mais avec déjà un bon terreau pour l’an suivant. Et pourtant, pas de programmation !

    Je ne dis pas qu’il ne faut RIEN programmer, mais, pour mes CE2, l’étude des concepts en vocabulaire se fera lors de la lecture et production d’écrit, et pas de façon systématique en étude de la langue. Passer trop d’heure sur ces concepts veut aussi dire qu’on passe moins de temps à enrichir le lexique et ça, par contre, surtout dans les milieux où beaucoup d’élèves sont issus de l’immigration avec des parents parlant difficilement la langue (mais ailleurs aussi !), c’est vital ! C’est là-dessus qu’il faut appuyer avant tout selon moi (et ça peut très bien se faire en même temps qu’on revoit les synonymes ou les contraires, ou encore les familles de mots qui permettent, à partir d’un seul mot, d’en acquérir 5 ou 6 autres au moins !).

    En tout cas, le livre conseillé semble merveilleux et me ferait sans doute progresser. Mais là, je vais devoir lever le pieds sur les achats alors ce sera pour plus tard :P.

    • « et étalé » (mais où est la fonction « éditer » :o)

      Enfin, pour étayer encore plus le fait de faire vocabulaire en lien avec production d’écrit et lecture, c’est qu’on part d’un besoin authentique pour découvrir une notion qui nous est utile, plutôt que de voir chaque notion de façon « artificielle » dans le cadre d’une découverte où les élèves savent pertinemment qu’on a mis tout cela en scène pour arriver à cette notion qui probablement, comme beaucoup d’autres, « ne sert à rien », ce qui casse un peu la magie du truc, surtout avec les plus grands :P.

    • Tu as déjà une bonne manière de réfléchir ton enseignement du vocabulaire. Pas besoin d’avoir le livre pour perfectionner sa manière d’enseigner. C’est en réfléchissant au quotidien et en se posant des questions sur sa pratique et le pourquoi on fait les choses qu’on avance et qu’on évolue. Certains livres aident et inspirent, mais on peut aussi faire sans.

  27. Je suis tellement d’accord avec ce que tu dis. Le vocabulaire m’a toujours posé problème aussi. J’ai toujours eu un mal de chien à faire une progression, car, comme toi, je ne vois pas l’intérêt de programmer telle ou telle notion à tel moment de l’année. J’ai fini par acheter RSEEV pour me « forcer » à enseigner de façon formelle le vocabulaire. Tout en essayant de réinvestir les notions dès que possible. Mais au final, je trouve que mes élèves ne retiennent… pas grand chose. Et surtout, leur lexique ne s’enrichit pas ou peu.
    L’an dernier j’avais un CP/CE1 et j’ai acheté la version numérique de trois mots mystères qui vient du site Léa.fr de Mme Picot. Sous le prétexte de chercher un mot mystère , à partir de trois indices donnés, on aborde les notions de familles de mots, de synonymes, d’ordre alphabétique, de contraires, de champ sémantique etc. Je n’ai pas tout fait exactement, comme c’était proposé, j’ai volontairement ajouté ou enlevé des choses. Au final, mes élèves ont bien accroché et réclamaient chaque vendredi le nouvel indice du mot mystère ! Y compris mes petits CP. Mon seul regret ? Le livre ne comporte que 3 mots mystères ! Cette année, je vais essayer de me recaler sur ce principe.
    Par contre, tout comme toi, je me pose aussi la question d’un outil pour garder tout ça… Je n’ai toujours pas trouvé…

    • Quel retour fais-tu de RSEEV ? Il me semble que c’est tout de même un outil adaptable, et l’entrée par thèmes dans la seconde partie du livre, permet de rebrasser toutes les notions pour chaque thème.

      • J’aime bien la façon dont on travaille avec ce livre. En revanche, je n’arrive jamais à avancer en suivant bien leur découpage des séances. Ça me prend toujours trop de temps. Du coup, j’ai peu de temps pour travailler comme il se doit les thèmes de la fin. Et puis, j’avoue que je n’aime pas tellement les thèmes abordés dans la seconde partie du livre. Mais c’est mon impression.
        Ceci dit, c’est tout de même un bon ouvrage, qui permet d’avoir de bons repères pour enseigner le vocabulaire. Ca m’a beaucoup aidée quand je me suis penchée sur cette discipline.

  28. Ce livre est très intéressant et donne plein d’idées, mais je ne vois pas comment l’utiliser, je suis TRS (j’ai 4 quarts temps) et je suis en charge du lexique pour 3 des 4 classes mais plus je lis les programmes et plus je vois des élèves avec peu de vocabulaire je me dis que ce domaine à la réputation de « facilement détachable » donc a donner aux décharges ne l’est plus (ou ne l’a d’ailleurs jamais été) et je sens que comme l’an dernier je vais galérer à accrocher les élèves. Puis dans toutes les classes il y a un outil de leçon tout fait, les fleurs des mots m’intéressent mais je n’aurais nulle part où les ranger. Bref, merci pour ton article qui fait réfléchir et me donne quand même des idées pour le jour où j’aurai ma classe à moi :)

  29. Bonjour Lutin
    concernant le vocabulaire, je me positionne plus avec le terme lexique surtout depuis que j’ai expérimenté lectorino lectorinette.
    Je me suis plongé aussi dans la lecture « Murs de mots » aux éditions chenelière.
    Lors de l’étude de récit, album ou autre, je fais ressortir des mots complexes ou non que l’on rencontre au fur et à mesure de notre lecture ; cela peut être aussi un stock de mots qui ressort d’un album sans texte, une image…
    On travaille autour de ces mots en terme de sémantique, de copie…
    Les activités proposées par Goigoux et Cèbe pour assimiler et réinvestir le lexique sont assez efficaces.
    Lors de productions d’écrits j’ai été agréablement surprise de voir resurgir des mots étudiés!
    N’étant pas une adepte de la leçon de vocabulaire j’ai pu ainsi trouver une autre voie qui me correspond plus, les élèves manquant cruellement de vocabulaire-lexique…

  30. Bonjour Lutin!
    Que penses-tu du travail de Mélimélune et Lala « Un mot, des mots »? Je pensais adapter avec mon ce1/ce2….
    Bonne journée!

  31. Je n’ai pas lu tous les commentaires. En revanche, je retrouve dans ta description et dans ton analyse des programmes ce que j’ai rencontré au Québec il y a quelques années sous la forme des « murs de mots ». Approche passionnante.

  32. La question est effectivement centrale ! Merci d’ailleurs de mettre en lumière cet affreux sentiment de mal faire qui nous anime en ce qui concerne le lexique. Je pars donc sur l’idée d’une étude par thème dans ma progression . Les notions viendront s’y greffer au fur et à mesure puis se réinvestiront dans chaque thème. Après avoir utilisé le manuel Retz ( très bien conçu d’ailleurs) pendant 3 ans , je me rend compte aujourd’hui ( un peu grâce à toi ) que la méthode met la charrue avant les bœufs. Je vais m’employer cette année à remettre les bœufs devant la charrue! En n’oubliant pas de stocker les récoltes ( carnets de vocabulaire, fleurs …) !
    Bonne rentrée à tous et à toutes.
    Nicolas. Enseignant à Niort.

    • Il serait intéressant que ceux qui utilisent le manuel me contactent cette année afin que nous puissions échanger sur nos pratiques.
      Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez me contacter en privé via la page contact (en bas).

  33. Bonjour, je vais faire mes premiers pas en tant que suppléante cette année. Je tenais à vous remercier pour la mine d’or que vous nous proposez et vous féliciter pour ce travail extraordinaire. Votre site m’aide beaucoup à aborder la rentrée avec plus de sérénité!

    Encore un grand merci et mes félicitations pour ce travail formidable.

  34. Quel article passionnant ! J’étais dans les mêmes questionnements et incertitudes depuis quelques temps… questionnements renforcés, je trouve, lorsque l’on a un double niveau. J’hésitais donc à sortir des sentiers battus et à me détacher toujours un peu plus des programmes : tu m’as définitivement convaincu ! Milles mercis pour ton partage et ton formidable travail !

  35. Merci beaucoup pour ces réflexions très intéressantes

  36. MERCI BEAUCOUP JE PARTAGE SUR MON COMPTE FACEBOOK

  37. Coucou Lutin,
    Comment évalues-tu les notions ??
    tu fais une évaluation spécifique sur chaque notion ou plutôt une evaluation avec un theme qui reprend touts les notions ?

    • Je n’ai pour le moment pas encore fait d’évaluations, sauf sur l’utilisation du dictionnaire. Finalement le vocabulaire s’évalue partout, en situation (par ex le vocabulaire spécifique en géométrie)… Qn peut toujours évaluer, au travers de petits exercices, les notions-clés (synonymes, antonymes…). Mais la véritable évaluation se fait en production d’écrit ou en langage oral : l’élève est-il capable de remplacer un mot par son synonyme pour éviter une répétition ? L’élève est-il capable d’utiliser une famille de mot pour définir l’orthographe d’un mot nouveau ?
      Relier deux à deux des paires de synonymes ne suffit pas à valider une compétence en vocabulaire. Alors l’évaluation de ces notions n’est en effet pas simple !

  38. Le site vocanet.fr propose une démarche novatrice pour l’enseignement du vocabulaire de la grande section de maternelle à la cinquième des collèges, avec des outils de mise en œuvre en classe.

  39. Très contente d’être tombée sur ta réflexion au sujet de l’enseignement du vocabulaire car c’est un vrai casse-tête! En plus je suis TRS (une école par jour de la Gs au CM1) et j’ai la partie « lexique  » dans 2 classes de CP CE1 donc ça cloisonne forcément la discipline et lorsque je dois remplir le fameux bulletin quelles compétences noter, comment l’évaluer surtout en CP! C’est le cas juste en ce moment je remplis le LSU et je suis un peu perdue pour remplir mes compétences !!! Petite question, au CP demandes-tu à tes élèves de commencer à ranger les lettres ou les mots dans l’ordre alphabétique?? Je ne vois ça nulle part dans les nouveaux programmes!! Bravo pour ton travail!!

  40. On peut aussi consulter vocanet.fr : une nouvelle méthodologie de l’enseignement du vocabulaire de la grande section maternelle à la cinquième des collèges, sur la base des travaux de Jacqueline Picoche, avec des outils de mise en pratique en classe.

  41. Fabienne, comment vous contacter directement pour un article sur « le vocabulaire dans les programmes d’étude?
    pouvez vous m’écrire à contact@vigdor.com ?
    Merci d’avance
    AT

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